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Regimes fall every day. I tend not to weep over that. I'm Russian... or I was × Nat
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MessageSujet: Regimes fall every day. I tend not to weep over that. I'm Russian... or I was × Nat Jeu 23 Juin - 23:43

Natalia A. Romanova

Personnage
Bonjour à toutes et à tous ! Je me nomme Natalia Alianovna Romanova, mais on m'appelle aussi Nat, Tasha. Dans le monde, je suis connu comme la Veuve Noire. J'ai théoriquement 87 ans et je suis une espionne, ex-assassin, agent du SHIELD et Avenger. Je suis bisexuelle et double-veuve et actuellement prise. Dans la vie, je suis un/une Super-Héroïne et je travaille avec les Avengers et le SHIELD. Au fait, on dit souvent que je ressemble à Scarlett Johansson.

Pouvoir
Depuis toute petite j'ai été entraînée dans les arts de l'espionnage, de toutes les formes de combat autant armées que à mains nues et les assassinats. Le Gouvernement Russe de l'ancien URSS a réussit à ralentir mon vieillissement et a renforcé mon système immunitaire, me permettant ainsi de vivre plus longtemps et de guérir plus vite que la moyenne. Je sais aussi user de mes charmes et de l'art du déguisement, ce qui fait de moi une véritable femme fatale.


Caractère

N'essayez pas de me défendre ou de me protéger, vous risquez de repartir avec une épaule en miettes et encore, si vous avez de la chance. Ne croyez pas un seul instant que j'ai besoin de quelqu'un ou bien que je ne suis pas capable de prendre soin de moi. Têtue, je ne lâche pas l'affaire facilement et il est très difficile de me faire changer d'avis lorsque j'ai décidé quelque chose. Mon seul point commun avec Stark (outre notre affiliation) est que je ne recule jamais devant un défi. Surtout s'il s'agit de boire de la vodka. Mon corps est mon arme principale sous toutes les façons possibles et imaginables, j'ai donc souvent recourt à la violence, mais je sais aussi faire dans la subtilité. Mon sarcasme est ma deuxième défense et je ne prends que rarement des pincettes pour me faire comprendre. En général, un regard meurtrier suffit. Glaciale et sérieuse, je cache mes émotions sous un masque de marbre. Les Avengers sont les seuls à pouvoir le fissurer sans le briser entièrement, ce n'est qu'avec eux que je me permets de plaisanter et de me comporter comme une véritable personne sociale. Je place toujours mes missions en premier, peu importe ce qui se passe et ne suis en rien étrangère aux risques. Une blessure de plus ou de moins, ce n'est pas cela qui va me tuer après toutes ces années. Je refuse presque toujours de parler de mon passé, mais certaines personnes possèdent néanmoins la clé pour ouvrir cette porte lourdement cadenassée. Puis un jour, on m'a offert une nouvelle chance, même infime, pour essuyer un peu du sang qui macule mes mains. Avant c'était blesse pour blesser. Maintenant c'est blesse pour protéger. Je ne m'attends pas à être aimée, j'ai toujours considéré que l'amour n'est que pour les enfants bien que je voudrais penser le contraire, je voudrais y croire, ne serait-ce que pour quelques secondes. Je n'accorde pourtant ma confiance que difficilement et après beaucoup de patience, mais lorsqu'elle est acquise, elle est indestructible. Rares sont aussi les personnes capables de me briser, autant physiquement que mentalement. Je ne suis en rien maternelle, mais je n'ai rien contre les enfants, bien que je ne puisse pas en avoir. Ce qui ne m'empêche pas d'avoir des aventures de chambre très intéressantes. Mais ne vous méprenez pas : ce n'est pas parce que je n'aime pas me compliquer la vie que je ne vais pas compliquer la vôtre.  

Derrière l'écran

Cependant, derrière l'écran je suis Titania Sarys. J'ai un certain âge. J'ai découvert le forum par je l'ai cofondé avec deux personnages géniales et voilà ce que j'en pense : bien sûr qu'il est magnifique 8). Mon personnage est un personnage Marvel. Au fait, mes images sont de shiya en général.
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You can't wake up this is not a dream
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MessageSujet: Re: Regimes fall every day. I tend not to weep over that. I'm Russian... or I was × Nat Jeu 23 Juin - 23:52

Histoire

Les flammes lèchent le sol, les rideaux, le plancher. Les glapissements de leurs langues avides sont ce qui me tire du sommeil alors que la fumée m'étouffe. Je ne vois rien d'autre que les flammes, brûlant d'un orange intense presque rouge et la chaleur insupportable glisse sur ma peau. Je ne vois rien d'autre et mon esprit s'affole alors que mon cœur manque d'exploser dans ma poitrine face à ce danger.
- Мама ! Папа ! Где вы ? (Maman ! Papa ! Où êtes-vous ?)
Seul le crépitement toujours plus vorace des flammes me répond avant que ces dernières ne m'engloutissent et qu'une main vienne me secouer, me tirant brutalement de ce cauchemar. Je me redresse sur mon lit de fortune, essuie mon front brillant de sueur et observe ma voisine sans comprendre.
- Тишина ! Иначе они придут снова ! (Chut ! Sinon, ils vont encore venir !)
- Марина, я... (Marina, je...)
L'autre fillette grimpe dans mon lit, me prend dans ses bras et caresse doucement mes cheveux en essayant de m'apaiser.
- Я знаю, я знаю. Другой кошмар. Это просто кошмар, Наталья. (Je sais, je sais. Encore un cauchemar. Ce n'est qu'un cauchemar, Natalia.)
Quelques instants plus tard, ma respiration reprend un rythme normal et Marina retourne dans son lit. Elle se tourne vers moi, couchée sur le côté et je scrute son visage.
- Мы увидим завтра балерину ? (On ira voir la ballerine demain ?)
Elle hoche la tête et je romps de nouveau le silence après quelques secondes.
- Ты никому говорила о пистолете ? (Tu as parlé du pistolet à personne ?)
Elle soupire et ferme les yeux un instant comme si elle s'attendait à cette question. Ce n'est pas la première fois que nous avons cette conversation après tout.
- Нет и это еще скрыто. (Non et c'est toujours caché.)

XXX

Le lendemain, nous sommes allées voir la ballerine. Je sautille sur les pavés, contente d'échapper enfin à la Chambre Rouge, bien que je ne savais pas à l'époque qu'ils nous laissaient sortir. De nouveau, j'entraîne Marina devant le théâtre, prête à entrer en douce, me hisser jusqu'au support des lumières et regarder les répétitions. Ma ballerine préférée n'est pas la Prima, mais elle est la meilleure.
- Когда-нибудь я буду балериной как она ! Я буду лучшая ! (Un jour, je serai une ballerine comme elle ! Je serai la meilleure !)
Marina soupire et hausse les épaules alors que nous arrivons au niveau du théâtre. Une voiture vient tout juste de s'arrêter devant et je replace mon écharpe qui vient de glisser de mon cou. Quelques flocons tombent depuis le ciel hivernal. Il fait toujours froid en Russie. Je reconnais la voiture, c'est celle du mari de ma ballerine. Cette dernière en sort d'ailleurs, mais pas avec sa grâce naturelle comme si elle se mettait déjà à danser. Non, elle est en béquille et possède un œil au beurre noir. Je sais que son mari est violent, je l'ai déjà vu la frapper après les répétitions. Mais là c'est trop. Elle entre tant bien que mal dans le théâtre et je me précipite vers la voiture, sautant sur le toit et tapant violemment du pied alors que Marina hurle mon nom sans pourtant intervenir.
- Из-за тебе она уже не может танцевать ! (À cause de toi elle ne peut plus danser !)
Le mari semble frustré et donne des ordres à son chauffeur, une armoire à glace en costume cravate qui sort de la voiture et essaie de me chasser. Je descends et rejoins Marina, mais ma frustration l'emporte de nouveau lorsque la ballerine ressort du théâtre, un sac à la main et toujours en béquilles. Je soulève alors un gros caillou et le lance sur la voiture, brisant la vitre arrière. Le chauffeur se lance alors à ma poursuite et Marina et moi décidons de nous séparer. Je me dirige vers une allée, la fameuse allée où nous avons trouvé ce pistolet dans l'épave d'une vieille voiture de police. Je retrouve la cachette alors que le chauffeur est déjà sur moi. Mes petites mains se referment sur l'arme et je tire. Une seule fois et le retour de l'arme m'envoie bouler dans la neige alors que l'homme glisse contre le mur, respirant avec difficulté, une tache rouge grandissant sur sa poitrine.
Ma première victime. Et je ne connais même pas son nom.

XXX

Assise dans une chambre blanche (pour changer), je m'accroche désespérément à ma chaise. On m'a séparée de Marina dès que j'ai remis les pieds à l'Académie. De ce que j'ai compris, Marina leur a expliqué la situation. Et maintenant je suis enfermée dans cette pièce, face à une vitre derrière laquelle je ne peux pas voir, derrière laquelle se trouvent deux personnes, les surveillants habituels, ceux qui s'occupent du programme Veuve Noire. Deux mots que je ne comprends pas. Enfin séparément si, je sais ce qu'ils veulent dire, mais pas ensemble. Parce que je sais que ça veut dire autre chose ensemble, y'a qu'à voir la tête et les sourires pervers des surveillants quand ils voient mon incompréhension. Ivan, où est-ce que tu es parti ? Tu as promis de veiller sur moi. Ça fait longtemps que je ne t'ai pas vu... trop longtemps.
- Наталья Алиановна Романова. Предположительно она является потомком династии царя... (Natalia Alianovna Romanova. De ce qu'on raconte, elle serait une descendante de la dynastie tsarienne...)
- Неважно. Она отличный кандидат для программа. Пора сделать следующий шаг. (Peu importe. Elle est une excellente candidate pour le programme. Il est temps de passer à l'étape suivante.)

XXX

Je repousse le premier homme avec un coup de pied parfaitement bien placé, mais le deuxième est déjà sur moi. Une clé du bras suffit à le maintenir à distance, mais le premier revient à l'attaque. Bien sûr qu'il lui en faut plus que ça pour le sonner. Plusieurs coups sont échangés, le deuxième sort son couteau et je repousse le premier, me servant de son poids pour l'éjecter à travers la pièce. Il s'écrase contre le piano, ne se relève pas. Mais le deuxième arrive par derrière et je réussis à lui faire lâcher son couteau, mais son bras se referme autour de mon cou, serrant à m'en faire pleurer. Je ne peux m'échapper, il est bien trop fort et je n'ai pas été assez attentive. Après plusieurs secondes alors que des papillons noirs commencent à danser devant mes yeux, je donne une tape violente sur son coude. Le signal. Il lâche et recule. Je respire de nouveau, mes mains serrant mes genoux.
- Sloppy. (Brouillon.)
La dame stricte en tailleur ne me quitte pas des yeux, son visage sérieux avec toujours cet air de remontrance dans le regard et ses bras croisés dans le dos. Dans d'autres circonstances, j'aurai ris. Des russes qui parlent anglais ? La gamine que j'étais au début trouvait ça intéressant d'apprendre des langues étrangères et surtout gobait mot pour mot tout ce qu'on lui disait. Je suis toujours cette gamine, mais en plus grande. Avec un corps de femme et tous les attributs ainsi que les responsabilités qui vont avec. Apprend la langue de l'ennemi, m'a-t-on toujours dit.
- You're tending to fail. The ceremony is necessary for you to take your place in the world. (Tu continues d'échouer. La cérémonie est nécessaire pour que tu trouves ta place dans le monde.)
Mon regard est perdu, il glisse sur le plancher alors que j'essaie de reprendre mon souffle.
- I have no place in the world. (Je n'ai pas ma place dans le monde.)
Elle ne sourit pas. Sa voix est toujours aussi glaciale. J'ai l'impression qu'elle se trouve juste à côté de moi, murmurant dans mon oreille alors qu'elle se trouve toujours dans le coin de la pièce.
- Exactly. (Exactement.)
Ses talons claquent sur le sol, elle entrouvre la porte et fait un signe de tête à l'homme qui m'empêchait de respirer une minute plus tôt.
- Возьми её в Красную Комнату. Снова. (Emmène-là dans la Chambre Rouge. De nouveau.)
Je frissonne à ces paroles et plusieurs minutes plus tard, je suis attachée à une chaise dans une chambre aux murs entièrement rouges. Même la porte a été peinte. Je crie moins que la dernière fois. De toute manière, ce n'est pas comme si quelqu'un pouvait m'aider. On ne voit même pas où atterri le sang sur les murs ou le plancher, rouge lui aussi. Tout ce qui reste c'est la texture collante de la chaise. Au moins, je ne cracherai pas le morceau durant un interrogatoire. Et j'en suis fière, aussi malsain que ça puisse être.
Le lendemain je n'ai pas failli.

XXX

Allongée sur une table à roulette, j'ai peur. Ma respiration saccadée en est la preuve, tout comme mes yeux qui cherchent les murs d'une manière paniquée. La robe blanche d'hôpital qu'on m'a enfilée n'est pas rassurante. Je connais ce chemin. Pas que je l'ai déjà emprunté, mais je l'ai déjà observé. Lors de mes premières journées dans le programme. On m'a placée à l'entrée du couloir, vêtue de l'uniforme sombre et simple, et ordonné de regarder. Une autre fille, une autre femme se trouvait sur la table roulante, aussi terrorisée que moi. Je ne savais pas où ils l'emmenaient, mais je pouvais sentir sa peur. Je ne veux pas savoir où ils m'emmènent. Je ne veux plus savoir. Après l'anesthésie, ce n'est pas douloureux. Je ne réalise même pas les conséquences de l'opération. Ils m'ont retiré la seule chose de bien que je pouvais faire dans ce monde avant même que je ne sache que je pouvais faire une chose pareille. Trop jeune. Trop ignorante. Trop utile. Mais la peur est restée, même les instants après le réveil. Jusqu'à la première mission, jusqu'à l'entrée dans le KGB, jusqu'à la naissance de la Veuve Noire.
J'ai terminé le programme.
J'ai survécu au programme.

XXX

Je suis à l'intérieur. Il ne me faut que quelques minutes à peine pour me débarrasser des trois gardes de l'aile ouest du manoir Dreikhov, puis de me diriger vers l'escalier central. Je referme la fenêtre : je ne ressortirai pas par là. Une fois dans l'escalier, je me cache dans l'ombre du couloir le temps qu'un autre garde passe, quittant l'étage. Moi, je monte, mes pas ne produisant qu'un très léger bruit sur le sol. J'atteins la porte. Gardée, forcément. Une petite bombe fumigène et deux battements de cœur plus tard, les gardes sont sur le sol, le premier la nuque brisée entre mes cuisses, l'autre une lame dans la gorge. Je le laisse se vider sur le tapis et ouvre les portes en grand. Ma balle de pistolet déloge le téléphone dans les mains de la gamine qui retombe, terrifiée sur son lit trois fois trop grand pour elle. Ses cheveux blonds tombent en cascade dans son dos. Je m'approche à grand pas. Sa chemise de nuit est probablement faite de soie vu la brillance dans la lumière de la lampe. Je lève mon arme. Elle me supplie, pleurant à chaudes larmes, levant ses mains dans des gestes frénétiques, mentionnant son père et sa fortune. Je tire.
- Миссия выполнена. (Mission accomplie.)

XXX

São Paulo.
Une mission avec Marina. Tout s'est déroulé dans un flash alors que la mission a duré plus d'une semaine. Marina s'était trop détachée. Elle a passé trop de temps à s'adapter à ce nouvel environnement pour revenir et être de nouveau opérationnelle. Le KGB le sait. Je ne l'ai appris que trop tard. Je n'ai épargné personne. En tant que sniper, j'ai descendu les parents de la famille ciblée. Tout ça parce que le KGB ne voulait pas les voir passer entre les mains des américains alors que cela fait une semaine qu'avec Marina on essaie de les pousser à le faire. Mais c'est une ruse. Tout est une ruse dans mon métier. Je mens comme je respire. Je n'ai pas descendu le gosse. J'aurai pu, mais c'étaient les ordres. La mère, puis le père. Ensuite le nouveau copain de Marina. J'ignore le souvenir de l'alliance sur mon annulaire qui remonte dans ma mémoire alors que je quitte mon appartement en rangeant mon arme. L'amour est pour les enfants. Mais j'aime Alexi. Natalia Shostakov... la Veuve Noire. Pour une fois, juste cette fois, je m'autorise à aimer, à croire que c'est possible, à m'autoriser ce privilège, ce fardeau. Je me dirige ensuite vers l'appartement de Marina et entre sans frapper, pistolet déjà en main. Elle est sous la douche, complètement inoffensive et sans défense, presque innocente. Elle est redevenue trop innocente. Je braque mon arme, mais hésite. Me mordant les lèvres, je recule, mes pensées se bousculant dans ma tête. Mais la mission reste la mission. Pour la Patrie. Je décale le rideau de douche et tire. Son chat, assis sur les toilettes, me crache dessus. Une balle de plus ou de moins, quelle différence ? Des poils volent. Je descends mon informateur aussi, sur la plage avant qu'un hélicoptère me récupère. Semaine de merde.
Un autre seau carmin versé sur mes mains. Mais mes mains sont comme les murs de la Chambre Rouge : on ne voit pas le nouveau sang qui gicle.

XXX

- Чёрная Вдова, подождите ! (Veuve Noire, attendez !)
Je me retourne, attendant que l'officier du KGB arrive à ma hauteur et le salut brièvement de la tête comme l'exige le protocole.
- Речь идет о Господине Шостаков. (Il s'agit de Monsieur Shostakov.)
Je me fige et personne ne peut voir que ma mâchoire se serre à en craquer. Mes yeux restent calmement posés sur l'officier et ma voix reste neutre, comme toujours. Dénudée de toute émotion. Ne pas s'attacher.
- Что о ним ? (Qu'est-ce qu'il y a ?)
Mon rythme cardiaque accélère et des dizaines de questions se bousculent dans ma tête. L'officier n'est pas le moins du monde gêné. Des choses comme ça arrivent tous les jours dans le métier. C'est le KGB après tout.
- Он умер в результате взрыва экспериментальной ракеты. Мое соболезнования, Госпожа. (Il est mort dans l'explosion d'une fusée expérimentale. Mes condoléances, Madame.)
Je hurle intérieurement. Mon masque de marbre tient bon. Mon âme ne peut pas se taire, une immense douleur me traverse la poitrine et soudain je ne peux plus respirer. Bien entendu, ce sont des mensonges. Toute ma vie est bordée de jolis mensonges pour cacher la vérité affreuse.
L'amour est pour les enfants.
- Спасибо, что сообщили мне знать. Я буду делать все возможное, чтобы почтить его память. (Merci de m'avoir prévenue. Je ferai tout mon possible pour honorer sa mémoire.)
Un hochement de tête, un bruissement de tissu et le bruit de mes talons qui s'éloignent. Mon masque tient bon. Mais intérieurement, je n'ai jamais hurlé aussi fort.

XXX
[À partir d'ici, tous les dialogues seront directement traduit de l'anglais au français]

Des années sont passées. Grâce aux traitements du Gouvernement, mon vieillissement a été ralenti, me transformant en parfaite machine à obéir aux ordres et tuer.
Mensonges !
Je n'ai rien d'autre à faire. J'ai été faite, construite, brisée et refaite pour ça.
Mensonges !
Je n'ai plus rien à perdre de toute manière.
Mensonges !
Je ne pourrais jamais effacer le rouge qui macule mes mains. Personne ne serait assez fou pour me donner une deuxième chance.
Mensonges !
Il l'a fait, pourtant. C'était compliqué.
C'était des années après la Chambre Rouge, des années après Alexi, des années que je portais mon titre de Veuve Noire et tuais, assassinais, torturais pour le KGB. Après une mission particulièrement éreintante et durant laquelle j'avais utilisé l'intégralité de mes balles, je m'étais arrêtée dans un hôtel miteux juste pour passer la nuit. Un hôtel perdu au milieu de nulle part. Je voulais juste dormir. Le lendemain, j'allais retourner dans ma routine sanglante. C'était déjà la fin du siècle en plus, mais ça ne changeait rien. Rien que pour cette nuit, je voulais m'éloigner des mensonges, juste l'espace de quelques heures. Alexi n'était pas mort à l'époque, mais le but du KGB avait tout de même été accompli : les ponts avaient été coupés. Je suis passée à autre chose depuis le temps.

Il est là, dans le bâtiment d'en face, positionné à un tel emplacement qu'il a une bonne vue sur l'intégralité de ma chambre sauf le lit. Je passe une fois devant la fenêtre. Il ne tire pas. Au bout d'une heure, il quitte son perchoir, changeant de tactique. Je me suis endormie. Mais un espion ne dort jamais sur ses deux oreilles. Il ouvre ma porte le plus silencieusement du monde. Personne d'autre ne l'aurait entendu. Mon couteau se plante dans le bois de la porte avec un bruit sourd alors qu'il la referme précipitamment. Puis il l'a rouvre, arc en main, flèche positionnée. Un seul souffle et le trait mortel va être délivré. Allongée sur le lit, je braque mon pistolet sur lui, refusant de bouger, tel un cerf pris dans les phares d'une voiture. Je n'ai pas peur de la mort, je l'ai frôlée tellement de fois que je sais que je ne mourrai pas tranquillement dans mon lit. Un silence pesant s'installe dans la pièce alors qu'il prend toute la place dans l'encadrement de la porte, l'américain blond, archer d'exception. Ennemi.
- Tu es là pour me tuer.
Simple constat et non une question. Il ne réagit pas. Mais je sens ses yeux qui me dévisagent. Pas de la manière bestiale et perverse que le font parfois mes cibles avant de réaliser que c'en est fini pour eux. Son regard est empli de pitié, d'hésitation. Je peux presque lire ses pensées comme dans un livre ouvert. Il est là pour me tuer, ses ordres sont très clairs. C'est loin d'être sa première mission et pourtant il hésite.
- C'est dommage, je viens tout juste de me réveiller.
Telle une statue, il ne bouge pas et je remarque le tremblement léger dans ses doigts, tremblement qui se propage sur la corde tendue de l'arc. Est-ce à force de me tenir en joue trop longtemps ou bien son hésitation prend le dessus sur son esprit ?
- Je sais que tes cartouches sont vides.
Je lève un sourcil interrogateur avant de le baisser tout aussi vite, unique signe de ma confusion. Il me traque depuis longtemps. Comment ne l'ai-je pas découvert avant, bien avant qu'il se positionne dans le bâtiment d'en face. Il me suit peut-être même depuis le début de ma mission. Pourquoi n'est-il pas intervenu avant alors ? C'est salaud ce qu'il s'apprête à faire, mais en même temps, je dois reconnaître que c'est une stratégie efficace. M'attaquer alors que je suis à sec afin d'être sûr de m'abattre. Il n'est pas si con que ça l'américain finalement. Contrairement à ce que disent les miens.
Mensonges !
- Et ça aurait pu être une si belle matinée...
Je laisse tomber l'arme sur le lit dans mes draps, me retrouvant désarmée. S'il s'approche, je pourrais me débarrasser de lui. Il ne m'approchera pas. C'est un sniper, pas un combattant singulier. Je suis foutue. Mon menton s'abaisse légèrement, un soupir résigné s'échappe de mes lèvres. J'aurai du m'y attendre depuis le temps. Personne ne me pleurera, c'est certain. L'amour est pour les enfants. Je ne sais pas ce qu'il lit dans mon regard à ce moment-là, s'il y a quoi que ce soit à lire, mais il baisse son arc.
- Je vais te donner une deuxième chance.
Trois secondes de silence.
- Non, je veux te donner une seconde chance.
Mensonges !
- Tu as des ordres...
- M'en fiche.
Mensonges !
Il aperçoit la flamme d'espoir qui s'allume dans mes yeux et range sa flèche dans son carquois.
- Une espionne du KGB travaillant pour les américains ? Ne me fait pas rire !
- Tout le monde mérite une deuxième chance.
Il a l'air diablement sérieux. Et honnête.
Mensonges !
C'est comme si, avec un simple regard, il avait vu à travers mon passé, dans ma tête, dans le plus profond de mon âme. Je l'ai cru, en ce bref instant, j'ai cru ses paroles.
- Ce sont tes funérailles après tout.
Je hausse les épaules.
- Tu travailles pour qui ?
- SHIELD.

XXX

Mes débuts à SHIELD ont été difficiles. Très difficiles. Chaque agent me connaissait, avait lu le peu d’informations se trouvant dans mon fichier et savait de quoi j’étais capable. Je m’en fichais. J’ai toujours ignoré le regard des autres. J’ai ignoré les commentaires sur mon accent qui a disparu au fil du temps après des années de pratique et d’efforts. J’ai ignoré les regards peureux et fuyant qui se posaient sur moi dès que j’entrais dans une pièce. J’ignorais les remarques qu’on plantait dans mon dos comme autant de couteaux. Une blessure de plus ou de moins, quelle différence ?
Mensonges !
J’ai accepté de croire les paroles de Clint. Je me suis permise une dose d’espoir, juste cette fois-là. Je me suis très vite mise d’accord avec Nick Fury. Je possède des compétences qui pourraient lui être utiles, en échange il m’offre une chance de faire quelque chose de bien. Je ne tuais plus juste parce que quelqu’un m’avait ordonné de le faire. Je tuais pour changer, pour faire du monde un endroit meilleur. J’ai reçu de nouveaux papiers, je suis devenue Natasha Romanoff, Agent de SHIELD. J’ai obtenu un visa américain négocié par Fury en personne. Mais de simples papiers ne peuvent effacer tout ce rouge.
J’étais prête, prête à faire quelque chose de bien pour une fois. Peut-être que Clint a raison, peut-être que tout le monde a finalement droit à une seconde chance.
Mens…
La petite voix se tait.

XXX

Budapest.
Mission d’infiltration. Les choses les plus basiques auxquelles j’excelle. Une robe noire au généreux décolleté, un brushing sur mes boucles rousses, un collier hors de prix, le parfum qui va avec, des escarpins aux talons meurtriers, le maquillage approprié et je rejoins ma cible. La mission est simple. J’isole la cible par tous les moyens nécessaires, Clint le descend et nous rejoignons le point d’extraction. Clair, net et précis. Le genre de choses qu’on a l’habitude de faire depuis que nous sommes partenaires. Je travaille étrangement bien avec Clint. Au fil des années, il est le seul à avoir réussi à obtenir la clé de mes émotions. Même Alexi n’avait pas réussi cet exploit.
Il a fallut que je prouve ma valeurs aux autres agents. Fury, puis Hill et Barton m’ont fait confiance après les tous premiers résultats, les autres ont eu besoin de plus de temps. Je me fiche de leurs commentaires et appréciation pourtant, tant que le trio mentionné plus tôt m’accepte et est satisfait de mon travail. Clint a même réussi à faire de moi son amie, à m’apprivoiser bien plus que quiconque auparavant. C’est comme s’il avait réchauffé mon cœur, fait fondre un peu de cette glace sibérienne, fracturé mon masque de marbre, mais sans le briser, juste assez pour jeter un coup d’œil à ce qui se passe derrière.
Clint était d’ailleurs le seul à pouvoir m’approcher sans problème dans les premiers jours à SHIELD. Depuis le moment où il m’avait offert cette chance et le voyage jusqu’aux États-Unis, j’ai pu en apprendre un peu sur lui, suffisamment pour découvrir qu’il ne mentait pas dans cette chambre d’hôtel. C’est un changement agréable que de voir la vérité en face, pour une fois.
Je glisse mon bras autour de la cible, le laissant poser ses mains où il veut en riant. Joue la stupide et superficielle, ça marche à tous les coups. Clint est positionné sur le toit d’un bâtiment, prêt à laisser voler sa flèche au moment où j’aurai déplacé la cible vers l’arrière de la cour. J’essaie de l’attirer là-bas, là où il y aura moins de monde, prétextant un immense désir en battant des paupières. Ma cible est sur le point de me suivre quand un troisième joueur intervient. Un sniper descend ma cible et je me baisse avant que la balle m’étant destinée ne se plante dans la table derrière nous. Les choses sont très confuses par la suite, Clint descend le sniper, mais cela révèle sa position, les gardes s’en prennent à moi et tout part complètement en vrille.
L’instant d’après, Clint et moi sommes en train de courir dans les rues de Budapest, des hommes armés de tous les côtés. Ma robe est déchirée, mes cheveux défaits, mes chaussures abandonnées.  S’en suit l’une des plus longues courses-poursuites de ma vie. La mission est simple, mon cul ! Mais nous avons réussi, mine de rien. La cible a été éliminée, le troisième parti retrouvé et détruit, nos deux vies sauvées. Clint et moi n’avons jamais été aussi proches qu’après Budapest et je me suis même surprise à sourire et rire en sa présence par la suite. Lui avoir fait confiance dans cet hôtel n’a peut-être pas été une si mauvaise idée que ça. Depuis ce jour, je l’autorise à m’appeler Tasha. Ou Nat.

XXX

Odessa.
Encore une autre mission censée être simple. Toutes les missions sont simples sur papier. Escorter un ingénieur spécialisé dans le nucléaire d’Iran. Tout ne se passe pas trop mal, jusqu’à ce que nous approchions d’Odessa. Un lointain bruit de tir et mes pneus sont percés. Je perds le contrôle de la voiture, le petit ingénieur dans le siège passager sur le point de faire un arrêt cardiaque. La voiture s’élance vers la falaise. J’aperçois le vide sous nos pieds et attrape l’ingénieur avant qu’il ne tombe. C’est un miracle que j’ai réussi à nous sortir de cette voiture vivants. De nouveau sur la route, je me place devant mon ingénieur qui tremble derrière moi. Mon pistolet dans les mains, je tire sur l’homme qui s’avance à grands pas dans notre direction, pas le moins du monde terrifié par mon arme. Mes balles se fichent dans son bras métallique, mais je continue de tirer.
Il tire à son tour. Il aurait pu me tuer. Il en avait la possibilité, les moyens, peut-être même l’envie. Il tire dans mon flanc, visant mon ingénieur. La balle me traverse, mettant un terme aux tremblements derrière moi. À genoux sous la douleur, je ne relève la tête qu’au bout d’un instant, m’attendant à voir le canon d’une arme d’un peu trop près. Le tueur a disparut, c’est comme s’il n’était jamais là. Grimaçant sous la douleur, je n’ai pas besoin de regarder l’état de ma blessure, je peux le sentir. Balle soviétique sans rayeur ce qui réduit grandement la précision du tir. Impossible à tracer. Je le sais, je les utilisais aussi.
- Clint ? J’ai besoin d’une évac !
Un grésillement retentit dans l’oreillette avant que la voix de mon meilleur ami ne me parvienne.
- Nat, où est-ce que vous êtes ?
Je lève la tête, de là où je suis je n’arrive pas à voir la ville la plus proche. Je grimace et place ma main libre sur ma blessure, essayant de bloquer le sang.
- À quelques kilomètres d’Odessa. Près des falaises, au bord même, littéralement. Je n’ai plus de transport et mon ingénieur…
Je glisse ma main sur son cou, même si je sais déjà que je ne trouverais pas de pouls.
- …a été buté.
Silence à l’autre bout pendant quelques secondes.
- On arrive. Ne bouge pas Nat. T’es touchée ?
Je reconnais de l’inquiétude dans sa voix, ce qui me fait sourire avant de cracher un peu de sang dans le sable de la route. Je jette un coup d’œil à ma blessure, grimace encore plus lorsque je m’assois par terre, en plein milieu de la route.
- Une balle m’a traversé le flanc gauche, juste au-dessus de la hanche. Je vais vivre. Par contre, bye-bye bikinis.
- On arrive Tasha. Tiens bon.
J’ajoute une dernière chose avant que la communication ne soit coupée.
- Clint. C’était le Soldat d’Hiver.

XXX

- Nat, y’a ton chat qui miaule devant la porte.
J’ignore Clint et continue de taper sur mon ordinateur portable, allongée sur mon lit, plusieurs cartes ouvertes sur les draps, ainsi que des notes papiers, clés USB et autres gadgets.
- Nat !
- Ignore-le, Clint. Je le nourrirai plus tard. Et Liho n’est pas mon chat.
L’agent Barton entre dans ma chambre après avoir déposé un sac de courses sur le comptoir de la cuisine. Il s’arrête à quelques pas du lit lorsque je continue de scruter mon écran sans prêter attention à sa présence dans mon appartement.
- Nat, ça fait combien de temps que t’es pas sortie ?
- Aucune idée et tu sais très bien que j’ai autre chose à faire.
- Oui et c’est là le problème.
Il s’assoit enfin sur le bord de mon lit et referme mon ordinateur d’un claquement sec. Mes yeux bleus rencontrent les siens qui sont remplis d’inquiétude.
- Tasha…
Ça y est, il utilise le ton du sermon pimenté d’une solide dose d’inquiétude.
- Clint, garde ce ton mielleux pour Laura, veux-tu ? Je vais bien.
- Vas-tu enfin laisser quelqu’un prendre soin de toi, bordel ? Ça fait des années qu’on est partenaires et tu ne me fais toujours pas confiance ?
Il se lève brutalement, ses mains serrées en poings à ses côtés.
- Tu sais très bien que je te fais confiance…
Je m’assois en tailleur sur mon lit, révélant mon pantalon de jogging et un débardeur noir. Il s’agenouille devant moi et prend mes mains dans les siennes avant d’emprisonner mon regard.
- Je veux juste que tu saches que je serai toujours là pour toi, ok ? Tu n’es plus toute seule. Et je ne mens pas.
- Je sais…
Mon regard tombe sur mes notes.
- J’ai essayé de le retrouver, tu sais. Mais tu avais raison, c’est un véritable fantôme.
Clint semble satisfait par cette réponse et hoche gravement la tête. Il me lâche et récupère mon portable avant de me le lancer :
- Fury a une mission pour toi. Si tu penses être suffisamment en forme, cela dit.
- Est-ce un défi, Clint ?
Un sourire espiègle se glisse sur mes lèvres alors que je soulève mon débardeur, révélant ma cicatrice complètement guérie depuis des mois, mais toujours aussi laide.
- C’est parfait. Fury devrait t’appeler d’ici quelques heures alors.
Il est sur le point de sortir de la chambre, mais s’arrête dans l’encadrement de la porte lorsqu’une question quitte mes lèvres.
- En quoi consiste la mission ?
- As-tu déjà entendu parler de Stark Industries ?
Il ne m’en dit pas plus, mais indique la baie vitrée donnant sur la terrasse, plus particulièrement la boule de poils noire qui attend sagement.
- Tu devrais laisser le chat entrer.

XXX

- Comment vous vous appelez ?
Je relève la tête du dossier que Miss Potts est en train de signer pour regarder mon interlocuteur. Anthony Stark, aussi connu sous le nom d’Iron Man.
- Rushman. Natalie Rushman.
- Devant, au centre, sur l’autel.
Et l’instant d’après, je me retrouve dans le ring de boxe face à Happy, après que Stark m’aie dévisagée pendant presque une demi-minute. Ça va être drôle tiens.
- Vous pouvez lui donner une leçon ? En vitesse ?
Je me retiens d’exploser de rire, affichant à la place un sourire poli. Mon attention est ensuite divisée entre Stark et Happy, entre l’un qui cherche à m’embaucher et l’autre qui veut étaler ses talents. Mon adversaire commet alors l’erreur de pointer son gant de boxe dans ma direction et mes réflexes prennent le dessus. Je lui tords le poignet, glisse mes jambes autour de son cou avant de le faire basculer sur le sol et de le maintenir par terre jusqu’à ce que Stark et Potts débarquent, à la fois impressionnés, intrigués et outrés.
La suite se déroule comme prévue : je suis embauchée chez Stark Industries, mais pas pour remplir le gentil rôle que l’on m’a assigné, mais plutôt pour surveiller Stark parce qu’il était malade. Il m’en doit une pour la piqûre dans le magasin de donuts comme pour avoir liquidé les gardes de son ennemi. Depuis, je suis retournée à SHIELD, en ayant bien entendu remplit mon rapport de mission, notamment la partie spéciale concernant Stark et son habilité à faire partie de notre groupe.
Je l’ai refusé.

XXX

- On a besoin de vous.
J’aurai ris au nez de Coulson dans d’autres circonstances et si le téléphone n’était pas simplement maintenu par ma tête et mon épaule vu que je suis attachée à une chaise.
- Vous plaisantez ? Je suis en train de travailler !
- Nous sommes prioritaires.
Sans déconner ?
- Je suis au beau milieu d’un interrogatoire. Cet abruti est en train de tout balancer. Vous pouvez pas me faire rentrer maintenant.
Et là, c’est comme si je pouvais sentir qu’il va me sortir l’argument de poids, celui qui va mettre fin à ma mission actuelle, celui que je ne pourrais pas réfuter.
- Natasha. Barton est passé à l’ennemi.
J’avais raison.
- Quittez pas, une minute.
Une quinzaine d’os cassés plus tard, je reprends le téléphone et récupère mes chaussures à talon en quittant cet entrepôt désaffecté.
- Où est Barton ?
- Nous l’ignorons.
- Mais il est vivant ?
J’ai besoin de plus que ça, Coulson. C’est de mon meilleur ami qu’on parle là.
- Nous le pensons. Je vous donnerai tous les détails à votre retour, mais avant, il faut que vous parliez à l’armoire à glace.
Un sourire apparaît sur mes lèvres. Oh oui, Stark devrait apprécier ma petite robe noire.
- Coulson, vous savez que Stark a une confiance en moi extrêmement limitée.
- Non, non. Je me charge de Stark. Je vous laisse l’autre armoire à glace.
Je m’arrête alors que la conversation est coupée.
- Mon dieu…

XXX

À partir de ce moment-là, tout s’est accéléré.
Ma conversation avec le docteur Banner et la façon dont j’ai essayé de le persuader, pour au final braquer mon arme sur lui. Ma rencontre très professionnelle et formelle avec Capitaine America. Le briefing avec Fury et Hill. L’attaque de Loki en Allemagne et l’arrivée bruyante de Stark. L’arrivée de Thor et son duel avec Tony. Ma charmante conversation avec Loki. La dispute et la découverte des mensonges de SHIELD concernant la véritable utilité du Tesseract. L’explosion à cause de Clint avec la destruction de l’un des moteurs. Mon affrontement avec Hulk et le sauvetage de Thor. Mon combat avec Clint et la façon dont j’ai réussi à le réveiller de l’emprise de Loki. Ma conversation quasi philosophique avec mon ami par la suite. Notre décision de partir après Loki par nous-mêmes, seulement les Avengers. L’attaque sur New York et l’invasion alien. Le missile et enfin notre victoire. Tout cela s’est déroulé tellement vite et pourtant, je serai capable de raconter chaque passage dans les moindres détails. Même la pause Shwarma après la bataille. C’était l’idée de Tony, pas la mienne.
Ensuite ma rencontre avec Sam quand je suis venue chercher le fossile en voiture. La mission sur le navire. Les rencards que j’ai essayé de lui trouver au cours de la mission. Le moment où il a découvert ma mission secrète pour Fury et l’explosion qui a suivi qui était ma faute pour une fois. La soi-disant mort de Fury et toutes mes tentatives pour ne pas pleurer. La Veuve Noire ne pleure pas. L’amour est pour les enfants. Ma négociation musclée avec Steve à l’hôpital à propos de la clé USB, ma cicatrice et le Soldat d’Hiver. Notre passage au centre commercial accompagné d’un baiser. Notre voyage jusqu’à l’ancien camp militaire de Steve et la toute première base de SHIELD. Le scientifique germanique. L’explosion. Puis le silence et le vide jusqu’à ce que je me réveille dans cette voiture que Steve conduisait pour nous mettre à l’abri. Chez Sam. Nous avons eu raison de lui faire confiance. L’algorithme de Zola et la petite frayeur faite à l’officier de SHIELD. L’attaque du Soldat d’Hiver sur notre voiture et ensuite dans les rues. Le coup de feu. La douleur. La souffrance. Le sauvetage inespéré de Hill. La découverte de la fausse mort de Fury. La destruction des trois héliports d’HYDRA. Les adieux au cimetière.
Puis le retour parmi les Avengers. La blessure de Clint. La soirée chez Tony et nos petits jeux. C’était comme si j’étais à la maison avec eux, tous autant qu’ils sont. Je ne me suis jamais vraiment sentie nulle part chez moi. J’ai toujours cru que je n’avais pas ma place dans le monde. Que je ne pouvais être aimée. Que l’amour est pour les enfants. Mais dans la tour des Avengers, à cette soirée que j’ai passé à tranquillement boire, rire et discuter avec mes camarades, j’étais chez moi.
Bien entendu, ce fut le gros bordel ensuite. Les jumeaux Maximoff qui ont fait ressurgir mes plus grandes peurs, le passage rapide chez Clint où j’ai pu revoir sa famille. Personne n’a jamais réussi à me briser comme Wanda. Ses visions me hantent toujours… Tout s’est passé bien trop vite à mon goût. Ma relation avec Banner qui s’est terminée avant même de commencer. Les départs des uns et des autres après la victoire. Et enfin me voilà avec Steve, à la tête des Avengers avec de nouveaux membres à entraîner.

XXX

- Tu vois où j’en suis maintenant Liho ? Après toutes ces aventures…
Je murmure en regardant par la fenêtre de mon appartement, adossée contre le mur près de la vitre, un verre de vin rouge à la main. Le chat noir se frotte contre mes jambes en ronronnant. C’est tout ce à quoi j’ai le droit comme réponse.
- Tu as de la chance que Clint m’ait fait changer d’avis, tu sais ? Sinon tu serais encore dehors.
Le chat ronronne davantage avant de sauter lestement sur le canapé, assis sur son arrière-train sans bouger, dans une position noble et majestueuse comme s’il posait pour un peintre. Je le rejoins sur le canapé et il vient se blottir contre mon flanc, se roulant en boule sous mes caresses.

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